Le pacte
Le logiciel libre tourne sur deux transactions à sens unique. Les utilisateurs prennent le produit sans rien donner en retour, parce que trois siècles de marché nous ont appris qu’une chose téléchargeable à l’infini n’a pas de prix. Les développeurs décident sans répondre à personne, parce que la licence dit qu’ils ne doivent rien — pas même une explication. D’un côté on prend sans payer, de l’autre on règne sans rendre de comptes. Ce ne sont pas deux problèmes : c’est le même, vu de ses deux bouts, et l’essentiel de ce qui ne va pas dans le logiciel libre pousse dessus.






